
"La première fois que j’ai rencontré Pauline, elle a sorti sa guitare
et a commencé à chanter son répertoire. J’ai très vite compris que le murmure
c’était pas son truc".
C’est par cette formule qu’Edith Fambuena décrit son premier contact avec Pauline
Croze. N’avons-nous pas tous éprouvé un sentiment similaire à l’écoute
de Larmes ou de Mise à nu,
les premiers titres qui la firent connaître ?
L’époque n’est en effet plus tant aux voix qui tonnent mais aux mélodies et
à la poésie de la musique. Dans une interview récente, Pauline évoque d’ailleurs
son album en ces termes : « Mon défi, c’était d’écrire quelque chose en français
qui pouvait être rythmique ».
Pour mieux connaître Pauline Croze, voici donc quelques éléments d’une dolce vita :
En 1993, une toute jeune fille s’empare d’une guitare pour, déjà, se mettre
à chanter. La composition des premiers titres de Pauline Croze est le fruit
de sa rencontre avec Quito, du groupe Senor Holmes.
Même si elle se destinait premièrement aux arts plastiques, les encouragements
de son entourage amènent Pauline à persévérer dans le champ musical. Ses premières
scènes ne tardent guère : elle se produit pour la première fois, à 20 ans, dans
le circuit des bars rock, lors d’une cinquantaine de première parties du groupe
de ce même ami.
L’enregistrement de ses premières
compositions, dont Femme fossile et Tita,
débute en 2003. Il naît de la collaboration de Pauline avec Anne
Claverie puis Edith Fambuena.
C’est au cours des Transmusicales de Rennes que Pauline a l’occasion de présenter
ses chansons devant un auditoire plus conséquent. En décembre 2003, elle remplace
une tête d’affiche. Cette prestation lui vaut d’être considérée comme l’une
des révélations de ce festival. Dès le mois suivant, son titre Larmes apparaît
ainsi sur la compilation de Ceux Qu’il Faut Découvrir des Inrocks. Au printemps
2004, Pauline remporte de même le prix SACEM du festival Chorus
des Hauts-de-Seine.
Accompagnée seulement de sa guitare, Pauline est rapidement sollicitée pour
assurer les premières parties d’artistes tels que Cali, Tryo,
Miossec, Lhasa ou M.
Peu après avoir intégré le label Accelera son d’Anne Claverie, Pauline Croze
signe un contrat de licence chez Wagram. L’enregistrement de son album débute
peu après, le 21 juin 2004, enrichi de collaborations diverses. On note ainsi
les participations de Doriand ou Mickaël Furnon. Ce premier opus, réalisé par
Edith Fambuena, est disponible depuis le 14 février 2005.
Souvent
classée dans la génération des chanteuses engagées de la « nouvelle
scène française », Pauline nuance les amalgames en ces termes : « Il ne s’agit
pas de féminisme. (…) Elles ont envie de s’affirmer en tant que vraies musiciennes
». Ses chansons expriment son besoin de se sentir vivante, vibrante, de permettre
au « krikor », l’alliance du cri et du corps, de s’exprimer.
Les influences de Pauline, quant à elles, ne relèvent pas tellement de la chanson
française. Il faut plutôt les chercher du côté de la musique noire
(soul, funk, blues, musique africaine) et anglo-saxonne. Des artistes
comme Led Zeppelin, Jimi Hendrix, Jeff Buckley et surtout Keziah
Jones, furent ses principales inspirations.
D’un tempérament réservé, Pauline avoue cependant son étonnement devant ce que
son album révèle d’elle. Ses chansons préférées (T’es beau, Quand
je suis ivre, Je suis floue) sont donc aussi les plus éloquentes à ce
sujet.
Si Mlle Croze est passionnée de voyages, l’écriture et la composition constituent
toutefois à ses yeux un véritable exutoire à certains états d’âme. La scène
constitue également un instant qu’elle affectionne particulièrement. Une voix
harmonieuse, douce mais aussi étonnement chaude et forte nous saisit dès que
résonnent les premières notes. C’est cette subtile alliance qui emplit les salles
et ravit le public présent.
Afin de vous
aussi avoir la chance d’écouter Pauline Croze avec ses musiciens ou en simple
formation guitare-voix, n’hésitez pas à consulter la rubrique « concerts
» de ce site.